[Chile] La vergüenza del ejercito chileno

Suite à une erreur, une note interne de l’armée chilienne a été dévoilée au grand public. Cette dernière, datée du 20 février dernier,  spécifie que les forces armées du pays doivent uniquement être constituées de « citoyens dotés de grandes capacités morales et intellectuelles ».Ce qui donc, d’après les textes, exclurait « ceux qui présentent des problèmes physiques de santé, mentaux, socio-économiques, de délits, consommateurs de drogues, homosexuels, objecteurs de conscience et témoins de Jéhovah ».
Cette note porte la signature du général de la Première Division de l’Armée du Chili, Cristián Chateau Magalhaes.

Suite à cette bourde, le commandant en chef de l’armée chilienne a été contraint de  présenter, le 7 septembre dernier, ses « plus sincères excuses aux personnes qui se sont senties concernées » par la note.

Afin de se laver de toutes accusations, et de ne pas porter préjudice à sa prochaine candidature, le ministre de la défense, Andrés Allamand a bien entendu déclaré que la directive de l’armée est « totalement opposée à la politique du gouvernement ». Il a, de plus, ordonné à l’armée  « d’adapter toutes ses notes internes et d’actionner une nouvelle loi anti-descrimination ».

Rappelons que le Chili compte, depuis juillet passé, une norme anti-discrimination connue comme loi Zamudio, en hommage à un jeune qui fut brutalement tabassé par un groupe néonazi, le 3 mars 2012. Cette agression a marqué les esprits et a soulevé dans le pays une grande campagne contre l’homophobie et pour l’avénement d’une loi anti-discrimination.

Malheureusement, une fois encore,  il a fallu que Daniel Zamudio soit torturé par 4 fascistes et qu’il succombe  24 jours plus tard à ses blessures, pour que l’idée q’une loi de ce type voit le jour !!

Le Mouvement de Libération Homosexuelle du Chili, Movilh, a publié à son tour un communiqué qui considère comme « insuffisante » la réponse du gouvernement et averti qu’ «  il ne faut pas arrêter de revoir et d’éliminer les normes discriminatoires » et appelle à impulser un changement culturel de l’armée.

Mais le problème ne s’arrête pas là, dans un pays où l’élite célèbre au grand jour le culte de l’ancien tyran Augusto Pinchet. Un culte qui ne va pas sans le grand soutien de l’organisation extrémiste catholique qu’est l’Opus Dei.

Une note qui d’ailleurs ne va pas sans rappeller les préceptes des dictatures latino-américaines des années 70.

Aujourd’hui, de nombreux membres du gouvernement, de l’armée, des grandes puissances économiques sont nostalgiques du coup d’état de 1973…

Suerte Chile

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source : http://www.clarin.com/mundo/Escandalo-Ejercito-Chile-discriminacion_0_770323112.html

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